N U L S

SKK/mesrine editions/POLAR

Dans mon nouveau film, le tout nouveau film que je suis occupé à tourner juste là maintenant au moment où j'écris, t'as un mec qui est assis à une table sur une terrasse dans un jardin au soleil, et là ça devient très intello parce que le mec se dit : « je vais écrire de la philosophie ». Le mec se met à faire de la philosophie, et là, c'est là que ça devient vachement intello parce que le mec se dit, après ça : « il faut bien que je philosophe sur quelque chose, je vais philosopher sur l'écriture. » Et hop là on voit le mec se dire : « je vais essayer de déterminer par quelles techniques l'écriture touche aux corps ». Et là ce qui se passe c'est qu'on se rend compte que un peu plus loin sur la terrasse il y a une fille qui dormait, et qui se réveille pile un peu après cet événement-là et qui dit : « bon ça y est on se suicide ? ». Le mec répond : « OK, mais d'abord faut encore qu'on fucke et qu'on écrive un truc sur par quelles techniques l'écriture touche aux corps » - « on n'a qu'à faire tout en même temps » répond la fille, et hop sans transition, là maintenant ici au moment où j'écris t'as le mec et la fille qui sont en train de baiser sur la terrasse, et ce que j'ai pas dit à l'équipe technique du film, c'est qu'en fait les deux acteurs qui jouent au mec et à la fille en train de baiser sur une terrasse ce sont de dangereux kamikazes du groupuscule nommé « Mesrine éditions », et ce qu'il y a c'est que pendant que cette scène sera projetée dans la salle de cinéma, il y aura toujours, à chaque représentation, une personne, placée par moi dans la salle, qui dira : « mais je connais ce type et cette fille, ce sont des membres du groupuscule éditions Mesrine, ce sont de dangereux kamikazes ! » … Mais soit, retournons au film, puisque pile là maintenant à ce moment-ci blam dans le film on voit (et en fait c'est ce qui est en train de se passer en vrai là juste devant moi) les deux acteurs qui étaient occupés à fucker et de en même temps réfléchir sur la question du rapport technique de l’écriture au corps, arrêter de fucker, et se diriger tranquillement, comme ça, en plein tournage du film, alors que c'était pas du tout prévu et complètement à poil, vers leurs sacs posés un peu plus loin, en tirer des mitraillettes et hop gueuler sur l'équipe technique : « nous sommes de dangereux kamikazes, nous sommes des membres du groupuscule Mesrine éditions, restez où vous êtes, continuez à tourner le film et suivez nos instructions ».

Alors là ce qui se passe c'est que tout à coup les deux se tournent (toujours complètement à poil) vers la caméra et s'adressent, à travers la caméra, au public de la salle de cinéma où ledit film sera projeté en lui disant : « attention, à l'heure qu'il est des membres de notre groupuscule sont dans la salle de cinéma dans laquelle est projeté ce film en ce moment, suivez leurs instructions si vous tenez à votre hygiène corporelle ». Brrr !

Bon en ce moment ce qui se passe c'est que ça devient en fait vachement plausible que les choses se passent vraiment comme ça, qu'il y ait vraiment des membres de ce groupuscule qui prennent le pouvoir sur la fabrication de ce film, puisque pour du tout tout vrai là en ce moment ils sont vraiment en train de prendre le pouvoir sur l'équipe du film, et sur moi aussi d'ailleurs puisque là en ce moment j'écris mais en fait j'ai été bâillonné par la fille en question, et là elle m'explique qu'à partir de maintenant c'est elle qui décide ce que j'écris dans mon cahier de directeur du film en question. Et donc ce qui se passe c'est que ces dangereux kamikazes nous expliquent que ce qu'ils veulent c'est fournir ce film à Mesrine éditions (qui est en fait un groupuscule de kamikazes très très dangereux), que Mesrine éditions s'occupera après ça de diffuser ce film dans les salles de cinéma pendant que eux, les kamikazes en question, infiltreraient la salle dans laquelle le film se jouera, et prendraient en otage les gens du public. Et donc là ce qu'ils expliquent c'est que ce qui devrait se passer c'est que dans la salle de cinéma hop les lumières s'allumeraient et t'as des kamikazes qui rentreraient dans la salle, qui prendraient le pouvoir grâce aux armes qu'ils auraient sur eux et qui diraient : « haut les mains, vous êtes tombés entre les mains du groupuscule Mesrine éditions, nous allons vous obliger, par la force, à écrire un livre sur cette grande question philosophique qu'est le rapport technique que l'écriture entretient avec le corps ».

Bon maintenant ça se corse encore plus, puisqu’il y a un truc qui se passe ici, qui est que en ce moment on est obligés de fermer tous les guillemets et d’arrêter le tournage du film, parce que t’as le big big boss, le big chef de guerre du groupuscule Mésrine éditions qui vient d’arriver, (entre parenthèses il a l’air mort défoncé, et qui m’explique que je dois noter que ce qui se passe, c’est que mon film et toute son équipe ont été détournés par ce groupuscule terroriste en question pour servir de terrain expérimental pour l’utilisation de superbes machines terroristes-lettristes qu’il vient de se procurer sur le marché noir pour résoudre magistralement cette grande question philosophique qu’est le rapport technique que l’écriture entretient avec le corps. Et en fait là maintenant t’as ce grand chef (qui a en fait l’air d’un dangereux kamikaze lettriste mort défoncé qui explique qu’il vient d’avoir eu une bonne idée (et d’ailleurs là on voit qu’il a un truc noir dans la bouche) : « j’ai une bonne idée pour transformer une politique de la peur en une politique de la jouissance musclée » dit-il, et donc (et là il me dit de marquer ici un grand DONC au goudron), DONC il faut absolument que les gens de la salle où sera projeté le film en question soient chacun pris en charge par une machine, et la spécificité de cette machine ce serait qu’on serait assis dessus comme sur une moto, les bras portés de façon à pouvoir faire du lettrisme sur un clavier, lettrisme qui sera injecté dans une autre partie de la machine, laquelle transformera instantanément ce lettrisme en stimulus pour toutes les parties érogènes du corps installé sur la machine. Le mec est mort défoncé mais là je finis par comprendre le principe, qui est qu’il s’agirait en somme d’écrire à même les zones érogènes de son propre corps, mais par le biais d’un dispositif qui transformera le lettrisme produit au clavier en stimuli provoqués par la machine.

Le chef continue encore d’expliquer ça dans les détails, et là je dois dire que ça a l’air d’être vachement bien, vachement performant comme machine, puis les autres membres du groupuscule lui demandent (très justement) : oui mais comment vont-ils tenir le coup sur la longueur, s’ils se font exciter sexuellement parlant par leur propre écriture pendant tout ce long temps ? – le chef répond : « nous allons les booster scientifiquement pour que leur extase lettriste dure plus ou moins 36 heures d’affilée. » - « 36 heures ?! mais c’est de la folie ! Ca ne marchera jamais ! » - « 36 heures ?!!, mais nos derniers kamikazes lettristes ont explosé après seulement 3 heures de fucking lettrisme international, et il y avait déjà de la viande à 50 mètres à la ronde, alors quel sera la violence de l’impact après 36 heures !? »

Hop là le chef répond que ça c’était l’ancien modèle de machine-bomb-typing, que maintenant les bombes lettristes sont devenues beaucoup plus performantes, puisqu’en démultipliant la qualité de contact des stimuli érotiques et la justesse de leur interaction avec le lettrisme, hé bien on obtient plus d’énergie corporelle et donc plus de puissance pour la bombe en question. Et donc là ce qui se passe c’est que tout le monde est sommé de se mettre au boulot, (et donc moi aussi), pour monter et faire circuler le plus rapidement possible dans les salles de cinéma ce petit morceau de film qu’on a eu le temps de tourner avant que le groupuscule kamikaze ne prenne le contrôle de l’opération.

Alors ce qui se passe c’est que moi, ici, donc celui qui a été pris en otage par ce dangereux groupuscule, hé bien on me somme de m’occuper aussi de gérer le boostage scientifique qui devra permettre que les corps des futurs otages de la salle de cinéma tiennent le coup. Bien sûr je leur parle du « fucking rail international » découvert à l’occasion d’un film précédent, et qui est un mélange de cocaïne, de sperme séché de jeune beau adolescent et de sablé hyper-iodé, et là ça m’étonne je dois dire parce qu’ils ne connaissaient pas, mais en tout cas ils ont l’air pas mal enthousiastes, et je les comprends.

Hop hop hop les mois passent et le film est ficelé, bouclé, produit, distribué, et hop là on m’a emmené (toujours complètement bâillonné et ligoté dans la salle d’un des cinémas où le film est projeté en ce moment et on me demande de noter que, si je tiens à ma vie et à réaliser encore d’autres films dans le futur il faut que je reste discret, que les gens dans la salle ne remarquent pas que je suis en fait ligoté sur mon siège et bâillonné. Et donc je reste discret et je note que l’équipe du film s’installe également dans la salle, et commence à filmer les gens dans la salle, qui se demandent évidemment pourquoi ils sont filmés. Paf le film commence, on voit le mec en question assis à sa table au soleil sur une terrasse occupé à philosopher sur la question du rapport technique qu’entretient l’écriture avec le corps, puis la fille en question se réveille, propose de se suicider, hop ils fuckent en philosophant puis prennent le pouvoir comme prévu, hop le film devient noir, les lumières de la salle s’allument et les kamikazes de Mesrine éditions font leur entrée dans la salle.

Bon là je dois dire qu’en ce moment c’est un peu chaotique, puisque ce qui se passe c’est qu’on a tous été transférés dans un grand hangar, comme dans les films, et que les membres du groupuscule kamikaze lettriste s’occupent de piéger des voitures préalablement volées en y installant ces bombes humaines que sont ces machines-bombes-lettristes auxquelles se trouvent greffés chaque fois un spectateur ou une spectatrice de la salle du film en question. Bon maintenant ça y est le chef de Mesrine éditions arrive, toujours complètement défoncé, soutenu du coup par une canne et par la fille kamikaze du début de l’histoire, et le tout est filmé par mon équipe de tournage. Hop le mec arrive, les gens du public sont installés, nus, chacun dans une voiture sur leurs machines lettristes, et là le chef du groupuscule s’adresse à eux et il dit : « nous sommes des chiens, mais nous avons conscience d’être des chiens, nous sommes des chiens conscients (… » etc etc, il tourne encore quelques temps autour de ce problème-là puis la fille kamikaze lui dit : « allez allez, va t’asseoir, ça ira mieux plus tard », elle assied le mec sur une chaise et explique aux gens du public, installés nus sur les « motos lettristes » dans les voitures, qu’en fait ce que le chef voulait dire c’est qu’ils ont été pris en otage par un groupuscule d’éditions de lettrisme terroriste, et qu’ils vont être contraints d’écrire chacun un livre d’au moins mille quatre cent pages de lettrisme en 36 heures, qu’ils vont pour ce faire être boosté avec du « fucking rail international », et que le tout se passera dans la voiture dans laquelle ils sont installés en ce moment, qui sera garée quelque part dans la ville. Elle explique aussi que bien sûr tout ceci se fera sous peine de torture horrible avec mort en bout de course s’ils n’obéissent pas. Et hop là c’est vraiment vraiment atroce je dois dire, parce que sous nos yeux ils prennent quelqu’un au hasard, le torturent devant tout le monde pendant très très longtemps, de façon vraiment atroce, atroce, atroce (et pendant ce temps-là on entend le chef hurler sur l’équipe de tournage du film : « filmez-le !, filmez-le d’encore plus près !, encore plus dans le détail ! » etc), puis la fille continue en disant, pendant que les autres explosent définitivement la tronche de la pauvre victime : « voilà ce qui vous attend comme mort si vous ne pratiquez pas 36 heures d’affilée une écriture lettriste qui stimulera sexuellement et très très précisément votre corps en fonction du lettrisme pondu. Et attention ! Attention car sachez que ce lettrisme sera après coup édité aux éditions Mesrine, et que vos familles respectives mais également une très large part du grand grand public se bousculera pour acheter ce lettrisme en question, donc faites quelque chose de grand, de cosmique ! ». Et là elle poursuit son discours en expliquant pourquoi tout le monde se bousculera pour acheter ce lettrisme : « en effet, étant donné que nous allons odieusement vous sacrifier pour la cause du fucking lettrisme international, hé bien ce lettrisme constituera votre ultime relique, puisque l’énergie sexuelle qui sera accumulée pendant les 36 heures de votre performance sera utilisée pour faire exploser votre corps, grâce à un moyen technologique spécialement mis au point par une équipe scientifique de pointe précédemment prise en otage. Conseil : veillez à accumuler suffisamment d’énergie sexuelle, sinon la déflagration ne sera pas assez forte et elle risque de ne pas vous tuer sur le coup, vous risquez de devoir attendre plusieurs heures avant de mourir dans d’atroces souffrances ! » Hop là elle demande à tout le monde s’il y en a qui préfèrent la mort par torture lente et atroce pendant 36 heures à la place de la mort par déflagration de jouissance lettriste sexuelle. Bien sûr cinq-six illuminés se lèvent et répondent présent à l’appel de la torture, mais tous les autres se concentrent déjà sur leurs machines, de façon à travailler au plus juste la déflagration lettriste qui provoquera leur mort sexuelle.

A ce moment-là hop fin de l’histoire puisqu’on se rend compte juste à temps qu’en fait tout ceci n’était qu’un rêve, le rêve du mec du début du film, celui qui philosophait à table au soleil, et qui s’était en fait endormi en philosophant et en écrivant ce qu’il philosophait. Le mec se réveille, relit ce qu’il a écrit pendant son rêve et se dit : pfff ce mémoire de fin d’études de philosophie qui porte sur le rapport technique qu’entretient l’écriture avec le corps me fout vraiment dans un sérieux bad trip ! Et là ce qui se passe à ce moment-là du film c’est que t’as la fille de l’histoire qui se réveille un peu plus loin, et on se rend compte que c’est comme dans le rêve du mec : elle se réveille et elle dit : « bon on y va, on se suicide ? » - le mec répond : « ok ! D’ailleurs tu sais que je viens de rêver qu’on était des dangereux kamikazes lettristes ?! » - « ah bon !? » - et là t’as le mec qui raconte son rêve, puis du coup la fille dit : « ok bon ce qu’on fait c’est qu’on se met en route, on écrit un livre durant ce voyage, on envoie le livre à notre éditeur puis on se suicide, ok ? » - « ok mais alors on appelle le livre « technique de pointe » - « ok, mais on rajoute derrière « tirez à vue » entre parenthèses, comme ça si les gens nous voient après que le livre soit sorti c’est qu’on aura pas eu l’occasion de s’exploser la tronche, et du coup ils pourront le faire à notre place ». – « ça roule ma poule » répond le mec en question, hop ils volent une barque au bord d’une rivière, mettent des provisions dedans et partent se suicider en chantant.

3.8.07 21:47

Dernière entrée : Heike Fiedler, Envoyé par JH Michot., appel à souscription oyé oyé click , ZOMBIE WALK & VIRUS PUNK, Fiction



Aller à la date 12 Commentaire(s)     URL de TrackBack


NULS (3.8.07 21:51)
/

« j’ai une bonne idée pour transformer une politique de la peur en une politique de la jouissance musclée »

... ça mon vieux
c du méga concept
dufilon
àfilé
grave

juré
jadore !!

faudrait en faire une banderole lettriste à mettre
dans les zones erogènes mais sous les aisselles

c hyper important la sueur

ça manque de sueur !!!!(jdéconne)

///

là donc
ce qu'il faut faire c'est dire
un peu
comment on se sent
après la lecture
du
kamikaz mesrine lettrism

:comment vous sentez-vous ?

brrrrrrrrrrrr

: et hyper concentré


NULS (3.8.07 21:53)
moi je le trouve bien
parce que c'est hyper long

on dirait que skk fait dans
le traveling
un truc comme ça
de cineaste qui prend son temps
et laisse
cavaler
lacteur
qui en fait
n'en népa un

(pt1
parfois jemeperds dans des trucs avec les polars )

skk deviendrait-il
intello ?


ce qu'il faut voir ici
c
le plan serré
le cadre
serré

moins de fun
moins de paysage

beaucoup
de mental
qoi

vachement de subconscient lettriste

et moins de sex

parce que bizarrement
le fait d'en arriver à stimuler l'érogène
avec de la machine lettriste motorisé
c plus sensuel

.....................grav


NULS (3.8.07 21:54)
j'aime beaucoup
le milieu du film en question//

//


ps : skk prépare une thèse ....


saihtaM (5.8.07 04:27)
très bon !


T kritikZ (17.8.07 18:53)
In my new movie, the all new movie that i'm busy shooting right there now at the moment that i'm writing, there's a guy who is sitting at a table in a terrace in a sunny garden, and there it becomes very brainy because the guy says to himself "i'm going to write some philosophy." The guy starts doing philosophy, and there, that's where it becomes super brainy because the guy says to himself, after this, "i need to philosophize on something, i'm going to philosophize on writing." And hup there we see the guy say to himself, "i'm going to try and determine by which techniques writing touches bodies." And there, what happens is that we realize that a bit further away on the terrace, there's a girl who was asleep and who wakes up on the dot a bit after that event-there and who says "right, here we are, shall we commit suicide?" The guy answers "Ok, but first we still need to fuck and write something on like 'by which techniques can writing touch bodies'" - "let's do it all at once" the girl answers, and hup without transition, there now here at the moment that i'm writing there's the guy and the girl who are screwing on the terrace, and what i haven't told the film crew is that in fact, the actors who are playing the guy and girl screwing on a terrace are dangerous kamikazes from the small terrorist group "Mesrine editions", and what's up is that while this scene is projected in the movie theater, there'll always be, at each showing, a person, placed by me in the theater, who'll say "hey i know this fella and this girl, they're members of the small terrorist group Mesrine editions, they are dangerous kamikazes!"...


T kritikZ (17.8.07 18:54)
But whatever. Let's get back to the movie, since on the dot there now at this moment here bam in the movie we see (and in fact it is what is happening for real there just in front of me) the two actors who were busy fucking and at the same time thinking about the question of the technical relationship of writing to the body, stop fucking and head calmly, just like that, right in the middle of filming, whereas it was not at all planned, stark naked towards their bags a bit further away, pull out submachine guns from them and hup scream at the film crew "we are dangerous kamikazes, we are members of the small terrorist group Mesrine editions, stay where you are, continue filming and follow our instructions."


T kritikZ (17.8.07 19:08)
So then, what happens is that all of a sudden, the two of them (still stark naked) turn to the camera and address themselves, through the camera, to the public in the movie theater where the aforementioned movie will be projected and say "Watch out. Right now at this time, members of our group are in the movie theater in which this film is showing at the moment. If you care for your corporal hygiene, follow their instructions ." Brrr !


T kritikZ (18.8.07 00:06)
( _________ )Right, so now things are getting even worse, bon maintenant ça se corse encore plus, parce que le truc qui se passe ici là tout de suite, c'est que pendant que je suis dans la salle à regarder ledit film où j'écris l'adaptation anglaise, et où le big big boss défoncé de Mesrine doit rentrer et où les guillemets doivent disparaitre (et là j'ai lu le script du film qui sera projeté dans la salle où je le regarde en écrivant l'adaptation anglaise jusqu'au bout) et bien là, tout d'un coup, il y a des gens du public qui se lèvent et qui disent: "nous sommes de dangereuses machines porno-lettristes, nous appartenons au groupuscule J.QLeeZ editions, bougez dans la salle et faites comme on vous dit." et là en fait les deux acteurs à poils ils rejoignent les machines porno-lettristes et ils s'adressent au public à travers une caméra DV et ils disent:"hahahahaha, on vous a bien eu hein! vous zavez cru que le groupuscule c'était Mesrine et bien non! c t J.QleeZ!" et là, j'écris tout ce qui se passe en français, parce que le mec à poil me dit de le faire, que l'anglais personne y comprend rien alors il faut continuer en français, et je le fais en bougeant et il me dit qu'il a pénétré les éditions Mesrine sous couverture latex en utilisant son Richard et là il fait HAHAHAHA, il dit je les ai bien eu avec mon histoire de Richard HAHAHAHA, parce qu'en fait on croyait que le jeune homme qui fuckait avec la fille, qu'il s'appelait Richard HAHAHAHA mais non c'était juste son moyen de pénétration pour détourner les éditions Mesrine et créer les éditions J.QLeeZ,


T kritikZ (18.8.07 00:07)
et là Richard HAHAHAHA c'est lui qui me dit d'écrire tout ça, et c'est pas très bien, parce que moi je m'amusais plus avec le film Mesrine, mais j'ai pas le choix, alors là en tournant en rond dans la salle tout en tapant l'adaptation anglaise du film en français, toute les 5mins32 je vois un mec ligoté au centre de la salle qui tape sur son clavier mais sur place et je le regarde des yeux, et on dirait qu'il a peur à chaque fois que je le regarde, mais je lui fais pas les yeux doux alors je ne sais pas pourquoi il a peur à chaque fois, je dois oublier quelque chose, c'est peut-être pas le même mec, j'ai toujours des problèmes avec les visages, surtout les visages bâillonné. et là Richard HAHAHAHA il me dit qu'en fait le big boss défoncé il va pas venir parce qu'il lui a racheté les droits de l'idée des personnes-machines-lettristes mais qu'en fait ce qu'il est en train de faire c'est encore mieux encore plus intello, tellement intello que même les intellos vont rien y comprendre, parce que là il fait des films dans le film de l'autre, et que du coup il y a des groupuscules multiples et des film crew différentes et des publics et que tout ça ça s'interpénètre dans son script de génie et que voilà, il en est presque sûr, il va faire les marches en mai et tout et tout, et que si je tape pas plus vite ça va chauffer, et là en fait je me grouille un peu le cul parce qu'il m'a mis son gun dans le creux du dos juste au-dessus du cul pour que j'avance mais je comprends pas parce que je vois son uzi dans sa main droite,


T kritikZ (18.8.07 00:08)
mais bon je préfère pas y penser, alors là ça continue et le film il commence à m'ennuyer un peu surtout qu'il n'y a pas trop d'action là, il fait un peu trop de longs plan-séquences en travelling, surtout qu'on tourne en rond alors c'est toujours la même chose qu'on voit, mais il dit que la durée c'est du nouveau alors faut que les travellings durent, mais ça devient un peu chiant parce que j'ai la DV dans la gueule et j'écris en même temps et je marche et j'ai Richard HAHAHAHA qui me parle sans arrêt et il parle tellement qu'en fait j'écris ce que je veux depuis quelque temps, et je me dis qu'il maîtrise pas du tout son film là, qu'il parle trop et dirige pas assez, alors là je commence à en avoir plein le cul ça fait presque 3 heures qu'on tourne là et je lui dis, c'est quand qu'on va arrêter là! et il me dit ferme ta gueule et filme et puis de toute façon c qu1 rêve, et là moi j'y comprends plus rien, là je sais plus qui est rentré dans le rêve de qui, qui filme qui, qui écrit qui, qui fuck qui, qui philosophe qui, ça part tout en qui qui...


T kritikZ (18.8.07 00:09)
et là, à la fin, en fait je me rends compte que j'ai raté ma critique parce que je me suis trop éloigné du commentaire commenter, que j'aurais mieux fait de me taire moi, et que en fait de dire que c'était super flippant comme film le polar est-ce caca ç'aurait été bien suffisant.


coquetel molotone (23.8.07 02:47)
et puis parfois le metteur en scène éjacule

et puis parfois le critique se branle

et puis parfois c'est l'inverse

et puis tout le monde jouit en fait

c'est l'apothéose
avant l'orgie

et ça met du foutre plein les machines porno lettriste ce qui fait que
ça fout en l'air le mécanisme du subconscient porno lettriste intello

mais tout le monde s'en foutre car tout le monde s'en branle

et les fauteuils de cinéma c'est très confortable

et puis je vais aller vomir parce que je suis pleine de vomi à l'intérieur et donc faut que j'aille vomir

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